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Le papier, un éco-produit |
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 Destructrice des forêts, pollueuse de l'air et de l'eau, génératrice de déchets qui encombrent les décharges, l'industrie papetière souffre d'une image environnementale négative dans l'esprit du public. Et pourtant, cette industrie est une des premières à avoir signé avec les Pouvoirs Publics un engagement de réduction de ses émissions dans l'environnement. Elle contribue au développement des forêts et à la lutte contre l'effet de serre, est la première industrie du recyclage en France, fabrique des produits à base de matériaux écologiques : elle revendique à plus d'un titre le qualificatif d'éco-industrie.
A l'aube du troisième millénaire, l'industrie papetière française est ainsi en mesure d'apporter une contribution positive à la résolution des nombreuses interrogations relatives au devenir écologique de la planète.
Des procédés de fabrication respectueux de l'environnement
Pionnière en matière de protection de l'environnement, l'industrie papetière française a entrepris des efforts importants depuis 25 ans, notamment en matière de traitement des eaux, de consommation d'énergie et de valorisation de ses déchets.
Une réduction drastique des rejets dans l'eau
L'eau intervient tout au long du processus de fabrication de la pâte et du papier ; elle se charge en matières organiques et minérales. Consciente de ses responsabilités vis-à-vis de l'environnement, l'industrie papetière a engagé d'importants investissements dans la création de stations d'épuration.
Ainsi, alors que la production de papiers et cartons a doublé au cours des 25 dernières années, l'industrie papetière a réduit de plus de 90% ses rejets organiques dans l'eau par tonne produite et de 82 % sa consommation d'eau au cours de cette période.
Des rejets dans l'air non toxiques
Les fumées visibles au-dessus d'un site papetier n'ont pas de caractère toxique ; il s'agit principalement de vapeur d'eau.
Dans les usines de pâtes chimiques, la cuisson du bois occasionne des odeurs parfois désagréables (mercaptan, généré par la cuisson de la pâte). Ces composés, qui ne se trouvent qu'à l'état de traces, sont malgré tout perceptibles par le nez humain. Ces nuisances ne présentent toutefois pas de caractère de toxicité et sont sans danger pour l'environnement. Des études sont en cours pour réduire l'impact de ces odeurs.
Les poussières, produites en faible quantité, sont traitées à travers des systèmes de filtration (électro-filtres…) et ne présentent pas d'inconvénients majeurs.
Une consommation d'énergie réduite
Au cours des 10 dernières années, la plupart des usines ont considérablement réduit leur consommation d'énergie, alors que la production de papiers et cartons progressait.
De plus, l'industrie papetière utilise de plus en plus d'énergies dites "propres" telles que l'électricité et le gaz. Ce souci d'économie et d'efficacité énergétique se retrouve à différentes étapes du processus de fabrication. Ainsi la vapeur d'eau recueillie dans la section de la sécherie est-elle acheminée dans des équipements spéciaux qui permettent d'en récupérer la chaleur. De même, pour économiser encore davantage d'énergie, les usines récupèrent l'eau chaude condensée dans des cylindres sécheurs, afin de la renvoyer sous forme de vapeur.
Des déchets non dangereux
Les déchets de process proviennent principalement de la matière organique qui se trouve dans l'eau résiduaire lorsqu'elle est épurée. Ils se présentent sous la forme de boue qui, selon le type de process papetier, peuvent contenir un pourcentage variable de matières organiques.
De par leur composition, toutes les boues des process de production papetiers sont aptes à être épandues. Certaines sont recyclées dans le process papetier, d'autres peuvent être valorisées sous différentes formes, en raison de leur composition. Ces boues sont des déchets banals, par opposition aux déchets dits dangereux.
Les usines qui utilisent les papiers et cartons récupérés doivent également éliminer les déchets indésirables qu'ils peuvent contenir (plastiques, métaux…) ou qui peuvent être "accrochés" à la fibre (encres, vernis…). Ces déchets de traitement constituent les déchets de recyclage.
Papier et forêt : pour une "gestion durable" de la forêt
Chaque année, la forêt française s'agrandit de plus de 20 000 hectares. Riche de près de 140 essences d'arbres différentes, elle est écologiquement la plus diversifiée d'Europe.
Gérer la forêt, c'est favoriser son renouvellement permanent et assurer la diversité de ses usages. Les coupes d'éclaircie, les récoltes, la régénération, les aménagements, etc., sont programmés sur plusieurs décennies afin d'assurer cette gestion durable.
Les coupes d'éclaircie constituent une nécessité sylvicole pour la valorisation du peuplement et se révèlent bénéfiques au plan écologique (biodiversité, régime des eaux, santé du peuplement d'avenir…).

Partenaire des gestionnaires forestiers publics et privés, l'industrie papetière française n'est pas elle-même propriétaire de forêts. Mais elle participe à la vie économique et au développement de la forêt par l'utilisation de ses sous-produits : les coupes d'éclaircies pratiquées en forêt, ainsi que les chutes de sciage du bois d'œuvre destiné à la menuiserie, l'ameublement ou la construction.
Au premier rang du recyclage en France
Parmi les qualités majeures des papiers et cartons, il en est une qui leur assure un nouvel avenir : leur recyclabilité. Après usage, ceux-ci peuvent en effet à nouveau servir de matière de base au sein du cycle de fabrication du papier-carton.
Les papiers et cartons récupérés sont recyclés en pâte à papier au cours du process de production. Cette pâte peut ensuite être utilisée pour la production de tous types de papiers ou cartons, dans tous les secteurs papetiers : emballage, conditionnement, papier journal, papiers sanitaires et domestiques, impression-écriture. Le recyclage a également permis de développer de nouvelles gammes de produits qui, sans lui, n'existeraient pas.
Le recyclage a une double portée écologique et économique. Grâce au recyclage, l'industrie papetière contribue à une meilleure gestion des déchets, donc au respect de l'environnement. De plus, le recyclage représente une solution avantageuse face au problème de l'élimination des déchets.

Il a également donné lieu au développement d'une réalité industrielle nouvelle : aujourd'hui, plus de la moitié de la matière première utilisée par l'industrie papetière française est constituée de papiers et cartons récupérés.
Lutter contre l'effet de serre
La forêt absorbe le dioxyde de carbone contenu dans l'air
Alimentée en énergie solaire, la forêt utilise du dioxyde de carbone (CO2), de l'eau et des minéraux pour croître. Au cours de ce processus naturel, appelé photosynthèse, les arbres renouvellent l'atmosphère en absorbant le dioxyde de carbone et en libérant de l'oxygène.
Une forêt dite en équilibre absorbe du dioxyde de carbone, mais en dégage tout autant, du fait de la décomposition des arbres morts : le " puits de carbone " que constitue la forêt est alors saturé. C'est l'utilisation par l'homme des arbres mûrs ou excédentaires, lors des éclaircies, qui permet au puits forestier de rester actif.
Ainsi, les coupes d'éclaircies, qui approvisionnent en bois les papeteries, participent au maintien en activité du puits forestier et à la lutte contre l'effet de serre.
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Les produits papier-carton stockent le carbone contenu dans les fibres cellulosiques.
L'Industrie papetière utilise des bois d'éclaircie, des chutes de scieries ou des papiers et cartons récupérés. Les fibres de cellulose contenues dans ces matières premières sont formées à partir du dioxyde de carbone atmosphérique.
Les produits fabriqués à base de papier et carton stockent le carbone, constituant essentiel des fibres cellulosiques.
Le papier-carton est un matériau recyclable et largement recyclé.
En réutilisant les produits papier-carton recyclés, l'industrie papetière augmente la durée de vie des fibres carbonées.
En fin de vie, le produit devient lui-même source d'économie d'énergie fossile
Lorsqu'il n'est plus recyclable, le produit papier-carton est brûlé en fin de vie. Il fournit alors une énergie " biologique " qui se substitue à l'énergie fossile, si l'énergie est récupérée. |
L'Industrie papetière boucle ainsi son éco-cycle " carbone ", et l'histoire peut recommencer !
De l'Arbre au Papier COPACEL Confédération française des fabriquants de papiers, cartons et celluloses
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